Modem industriel prêt pour la désactivation de la 2G/3G

La désactivation nationale définitive de la 2G/3G par les fournisseurs de réseaux mobiles tels que KPN, Vodafone/Ziggo et Odido bat son plein. Lors de cette transition vers la 4G et la 5G, l’accent est logiquement mis sur les connexions primaires. Il existe toutefois un angle mort technique spécifique qui a des conséquences opérationnelles majeures pour les réseaux industriels : la connexion mobile de secours (le fallback) qui fonctionne silencieusement en arrière-plan via des réseaux obsolètes.

Pourquoi un test de basculement (failover) masque les risques de l’abandon de la 2G/3G

De nombreuses installations industrielles communiquent principalement via une ligne fixe ou la fibre optique. Afin de garantir la continuité en cas de rupture de câble ou de panne de réseau, une solution de secours mobile a été mise en place à l’époque via un routeur industriel 2G ou 3G. Si la connexion principale tombe, ce backup prend automatiquement le relais du trafic de données.

Comme ce système de secours n’entre en action qu’en cas de panne critique, le matériel fonctionne de manière totalement autonome en arrière-plan. Cela crée un risque technique important lors des contrôles réguliers : un test de basculement réussi à l’heure actuelle ne prouve pas encore que l’installation est prête pour la désactivation de la 2G/3G. En effet, tant que les anciens réseaux sont encore actifs, le modem se connecte sans que l’on s’en aperçoive via les fréquences 2G ou 3G obsolètes pendant le test.

Vergelijking tussen een geslaagde failover-test vandaag en de situatie na uitfasering van 2G/3G Vandaag Na de uitfasering Hoofdlijn valt uit Modem zoekt back-up 2G/3G nog actief Test: geslaagd Hoofdlijn valt uit Modem zoekt back-up 2G/3G niet beschikbaar Geen verbinding stil, geen alarm Zelfde procedure, andere uitkomst — het verschil zit in stap 3

Le piège caché de la 4G : les connexions peuvent tout de même être interrompues

On suppose parfois à tort que les systèmes fonctionnent déjà en toute sécurité sur le réseau 4G. Cela peut constituer un piège majeur lors de la désactivation nationale de la 2G/3G. Ce risque peut être invisible pour deux raisons :

  1. L’erreur de fréquence vocale (VoLTE) : À la base, les appareils fonctionnent souvent très bien en 4G pour les données. Cependant, les fabricants n’avaient pas prévu à l’époque que l’ancienne technologie 4G nécessite parfois aussi des « fréquences vocales » (VoLTE) pour des alertes spécifiques. Si l’appareil passe en mode d’urgence ou établit une connexion vocale, le logiciel recherche automatiquement un ancien signal 2G.
  2. Baisse de réseau locale : Si la couverture 4G disparaît momentanément localement (par exemple dans une cave, un local technique ou une zone rurale), un modem repasse immédiatement en 2G ou 3G. Lorsque ces antennes seront définitivement éteintes suite à la désactivation de la 2G/3G, la connexion sera totalement interrompue au lieu de subir un simple ralentissement temporaire.

Ce n’est que lorsque la connexion principale tombe réellement que les entreprises découvrent que leur plan d’urgence (le fallback) ne fonctionne plus et que l’appareil devient totalement inaccessible.

Risques potentiels pour les infrastructures vitales et l’alerte dans divers secteurs

Dès que les fournisseurs désactiveront définitivement les antennes, cette transition automatique ne fonctionnera plus. Si la connexion principale tombe, l’installation restera injoignable, aucune alerte ne sera envoyée à la centrale et les pannes ne seront révélées que lors d’une visite physique sur site. En effet, le backup disparaît au moment où le système est le moins surveillé. Les conséquences profondes de cette désactivation de la 2G/3G jouent un rôle critique dans divers secteurs où la surveillance à distance est essentielle :

  • Alertes critiques et gestion technique du bâtiment : Systèmes d’alarme incendie et de sécurité, interphones d’ascenseurs et communications d’urgence qui tombent en panne sans que l’on s’en aperçoive dès que la connexion de secours disparaît.
  • Gestion des processus et de l’eau : Surveillance de niveau pour les stations de pompage critiques, les pompes, les installations hydrauliques et les sites techniques extérieurs qui deviennent soudainement inaccessibles à cause d’un modem de secours obsolète.
  • Continuité dans la construction de machines : Générateurs, systèmes UPS, automates industriels (PLC), installations d’énergie et de recharge dont la surveillance et le support à distance s’arrêtent de manière inattendue.

« Un modem GPRS qui a fonctionné sans problème pendant vingt ans ne donne aucun avertissement préalable. Si le réseau disparaît suite à la désactivation de la 2G/3G, la communication de données s’arrête immédiatement. »

Pourquoi la transition du réseau n’est PAS une simple mise à jour logicielle

La résolution de ce problème se heurte en pratique à deux goulots d’étranglement infrastructurels majeurs :

  • Limitation matérielle : Les entreprises espèrent souvent qu’un changement de carte SIM ou une mise à jour du firmware suffira à compenser la désactivation de la 2G/3G. Or, les anciennes puces des machines ne peuvent pas toujours recevoir physiquement les fréquences 4G ou 5G. Le module modem complet (matériel) doit alors être remplacé manuellement par un modem industriel 4G/5G moderne.
  • Pénurie de personnel comme goulot d’étranglement : Il existe une pénurie chronique de personnel certifié et d’installateurs dans le secteur technique. La planification de milliers de visites sur site pour remplacer manuellement les modems constitue le plus grand défi de ce projet. Cela prend beaucoup de temps et nécessite une planification opérationnelle rigoureuse.

D’une nécessité urgente vers une infrastructure pérenne

En remplaçant proactivement les modems obsolètes, non seulement la continuité est assurée, mais l’ensemble de l’infrastructure bénéficie également d’une mise à niveau. Via un Remote Portal centralisé, on obtient immédiatement une visibilité sécurisée sur toutes les installations depuis un environnement cloud unique.

Pour les gestionnaires disposant d’un grand nombre de sites, cela présente des avantages immédiats :

  • Standardisation : Une gestion de réseau uniforme au lieu d’un paysage fragmenté de différents types de modems.
  • Gestion centralisée : Tableaux de bord en temps réel, alertes immédiates et gestion sécurisée des accès par appareil.
  • Certitude : Surveillance directe des systèmes réellement actifs en 4G/5G et de ceux qui tentent éventuellement encore de se connecter via d’anciens protocoles.

Plan d’action stratégique pour anticiper la désactivation de la 2G/3G

Compte tenu des délais d’inventaire, d’achat, de configuration et d’installation physique sur plusieurs sites, une approche structurée à court terme est nécessaire pour anticiper la désactivation de la 2G/3G :

  1. Inventaire technique : Analysez les listes d’actifs et les factures télécoms pour identifier les installations disposant d’une connexion mobile (primaire ou de secours) fonctionnant sur la base de la 2G ou de la 3G.
  2. Priorisation opérationnelle : Évaluez le risque pour la continuité de ces connexions de secours dans le budget, afin que le remplacement matériel puisse être planifié à temps.
  3. Tests ciblés : Pour les systèmes critiques, forcez un test en désactivant manuellement la connexion principale ainsi que le réseau 2G/3G dans les paramètres du modem, afin de vérifier si le matériel bascule correctement vers la 4G ou le LTE-M.

Comme les fournisseurs de télécommunications peuvent modifier leurs calendriers au fil du temps, il est prudent de vérifier le statut actuel. Consultez les mises à jour officielles sur la page de publication de l’ACM concernant la désactivation de la 2G et de la 3G ou consultez le point d’information central via 2gwordt4g.nl pour les dates exactes par fournisseur.

Le dépistage et le remplacement à temps de ces backups 2G/3G cachés nécessitent une expertise réseau spécifique. Vous souhaitez connaître l’état exact de vos installations industrielles après la désactivation nationale de la 2G/3G ? Demandez un audit d’inventaire ciblé pour éviter toute interruption de service.

Écrit par Froukje Porte

Contenu vérifié et approuvé par Arnold Agema, directeur de Remote.

Dernière vérification le 1 octobre 2026

Dans cet article

Catégories : Non catégorisé

Inscrivez-vous à la newsletter